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Archive pour la catégorie ‘sociologie’

Choisir un prénom, pour le meilleur et pour le pire ?

Lundi 28 juin 2010

Un cinquième des parents regrettent le nom qu’ils ont choisi pour leur enfant. C’est une étude de Bounty.com, un club de parents de Grande Bretagne, qui met cette statistique en avant.

Selon la loi, « on peut donner n’importe quel prénom à son enfant, dans la mesure où il ne porte préjudice ni au droit des tiers ni à l’enfant » (src Wikipedia). Dans les faits ce n’est pas si simple : choisir le prénom d’un bébé fait l’objet de bien des débats avant la naissance… et après semble-t-il, puisque certains regrettent leur choix !

Evolution de quelques prénoms favoris depuis 1946

Cliquer sur l’image pour la voir en grand sur le rapport de l’INSEE.


Pourquoi les parents regrettent le choix du prénom de leur enfant ?

  • 19% s’agacent de la trop grande popularité du prénom de leur progéniture.
  • 15% ont subi l’amusement de leur famille et amis à propos de leur choix
  • 20% on vécu le regard désapprobateur d’un inconnu alors qu’ils annonçaient le prénom à un proche
  • 13% ont noté le haussement de sourcil de l’employé de mairie lors de l’enregistrement de la déclaration de naissance
  • 20% regrettent de n’avoir pas choisi un prénom plus facile à épeler
  • 8% en ont marre que le prénom de leur bébé soit trop souvent mal prononcé

Autre source de regret, la façon de choisir. Pour 19% c’est la pression d’un prénom traditionnel dans la famille qui l’a emporté, alors que 10% se sont inspiré d’une célébrité, et 3%… du lieu de conception !

La pression est un peu lourde sur les épaules des futurs parents ! D’autant que de-ci, de-là, les articles pleuvent sur l’importance de bien choisir et les supposées conséquences sur l’enfant, sa personnalité, voir même le succès de son avenir.

Exemple type, cet article du Christian Science Monitor sur les conséquences à long terme du prénom sur l’enfant. Influence des consonances plus ou moins masculines ou féminines sur le comportement de l’enfant, impact sur ses choix de filière d’études, évaluation de la personne sur son simple prénom, conséquences sur l’estime de soi… Tout y passe dans cet article qui fait très sérieusement débat.

Une chose est sûre, les ventes de livres sur les prénoms de bébés ne sont pas prêtes de s’épuiser !

Et vous, comment avez-vous choisi le prénom de vos enfants ? Avez-vous l’impression que ce choix ait eu un effet déterminant sur la personnalité de votre bébé devenu grand ?

Vidéo: Internet vu par les enfants de 8-11 ans

Mardi 8 juin 2010

Voici une vidéo qui en dit long sur le fossé des générations face à Internet : « La génération numérique, usages d’Internet et comportements face aux moteurs de recherche ». Leurs usages favoris d’Internet ? Les jeux, les vidéos et la recherche d’informations. Ce court documentaire a été réalisé par Sophie Mateo à partir d’une série d’entretiens avec des enfants de 8 à 11 ans.

Cette vidéo, à la base un travail de recherche de MBA, est un vrai régal !

Il suffit de 8 minutes pour constater à quel point l’usage d’Internet est évident pour cette génération actuellement… à l’école primaire ! Une chose est sûre : ils sont à l’aise, et le web fait partie de leur quotidien. Mieux, ils rêvent d’usages encore plus simples, plus naturels et accessibles, comme des écrans tactiles, la commande vocale, l’habillage graphique sur mesure… Ca promet de belles inventions dans les années à venir !

Pour les 8-11 ans interrogés, les grands gagnants sont les sites de jeux en tous genres. Youtube aussi, pour découvrir des vidéos mais surtout écouter de la musique de tous les styles et « s’ouvrir au monde ». Et pour zapper les pubs subies à la télé. Une internaute de 11 ans résume tout simplement « Youtube, c’est génial ! ».

Quant à Wikipédia, l’encyclopédie collaborative en ligne, elle est devenue incontournable pour faire ses devoirs et autres exposés. Le commentaire d’Andy, 9 ans, laisse tout de même songeur quand à l’éducation à l’outil Internet : « Wikipedia, c’est la vérité ! »…

Les enfants interrogés pointent l’importance de l’orthographe pour obtenir des résultats pertinents à la recherche sur les moteurs type Google. Une bonne nouvelle pour les anciennes générations qui craignent une fournée de futurs adultes qui écrivent en langage sms ? ;)

Et Facebook ? Autant Hellotipi préserve la confidentialité des informations sur ses sites de famille, autant Facebook a prouvé que sa politique n’était pas la même… Est-ce que les enfants de moins de 18 ans sont sur Facebook ? Leurs parents le savent-ils et sont-ils d’accord ? Arrivent-ils à protéger leurs données et informations personnelles, leurs photos, leurs vidéos… La vidéo n’aborde pas ces questions. Sophie Matéo nous donne quelques pistes dans son rapport de recherche sur la génération numérique.

Et vous, jeunes internautes de 8 à 11 ans, vous utilisez Internet pour faire quoi ? Combien d’heures par semaine ?

Et vous, lecteurs adultes, comment abordez-vous Internet avec vos enfants ?

Femme et mère, quelle affaire !

Mercredi 7 avril 2010

La sortie du dernier livre d’Elisabeth Badinter Le conflit, la femme et la mère, n’est pas passée inaperçue. 30 ans après L’amour en plus, dans lequel elle défendait la thèse alors peu consensuelle qu’il n’y a pas d’instinct maternel, elle dénonce avec force la montée du naturalisme et son modèle de mère parfaite dédiée corps et âme à l’enfant. Un essai intéressant, facile à lire, et qui fait du grabuge !

Elizabeth Badinter Le conflit, la femme et la mère

Selon Elisabeth Badinter, le modèle vanté par les naturalistes, d’une mère parfaite qui devrait « tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie », est en progression. En cantonnant les femmes à leur rôle de mère, il représente un vrai danger pour la parité.

Son essai fait le lien entre la montée de cette idéologie et la chute continue de natalité dans les pays développés : Qui dit « mère parfaite » dit mauvaise mère et coupable de l’être. Devant le poids et la portée des diktats naturalistes, au coeur duquel Elizabeth Badinter place l’allaitement maternel, nombre de femmes hésiteraient… Et choisiraient de se réaliser autrement que dans la maternité.

Les françaises au contraire seraient peu sensibles (« pour l’heure » nous dit E. Badinter), aux sirènes de la mère parfaite. Contrairement à nos voisines européennes, nous allaitons moins et moins longtemps, reprenons le travail plus rapidement, et en plus grande proportion à temps complet. Et nous faisons plus d’enfant ! Bien que semé d’embûches notamment matérielles (mode de garde, épanouissement professionnel, tâches ménagères), le « conflit » de la maternité n’est  pas (encore ?) insoluble pour les françaises.

Que l’on soit d’accord ou non avec les thèses d’Elisabeth Badinter – notamment sur l’allaitement qui divise nettement les lectrices – Le conflit, la femme et la mère a le mérite de déculpabiliser les femmes, mères ou non, en rendant justice à leur liberté de choix : avoir des enfants ou non, travailler ou pas, allaiter ou biberonner…

Et vous, vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Réseaux sociaux, tipis et tribus

Lundi 28 juillet 2008

graph social sur facebook

Bien que les réseaux sociaux en ligne nous paraissent tous nouveaux, tous beaux (ça dépend !), ils pourraient présenter quelques analogies avec des groupes sociaux plus anciens, tels que les… tribus !

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Tous des adulescents ?

Mardi 20 mai 2008

Chez les 25 – 35 ans, il est amusant de constater que certains arborent des mines d’adultes responsables, alors que d’autres vous narguent avec une insouciance et une fraîcheur que l’on pourrait qualifier d’estudiantines. Pas la peine d’insister, je ne citerai personne… ;-)

Concernant les « gamins de toujours », il existe une expression fourre-tout : les adulescents. Cette expression date peut être de l’époque du film Tanguy, ce grand dadet bac+10 qui ne voulait pas quitter le domicile familial ; ou bien est-elle apparue lors de reportages sur des soirées karaokés – génériques télé.

Ce concept un peu flou a surtout existé dans l’imaginaire de publicitaires, peut être les mêmes qui nous ont pondu les bobos, le métrosexuel ou son cousin über. Tout cela probablement pour légitimer certains achats compulsifs

Si pour moi, le groupe sociologique adulescents n’existe pas, les comportements régressifs et ludiques sont bien là. Voici par exemple ce que l’on peut trouver, en faisant le tour de la cour de récré :

Je crois surtout, que nous avons tous quelque chose d’enfants ou d’ados attardés. Je me souviens vaguement d’une photo de 2 papys qui se chamaillent autour d’une partie d’échecs dans un parc. Les sourires sont francs, la malice au coin de chaque œil. La légende : « mais vieillissons-nous, réellement, un jour ? »

vieil homme rire Tous des adulescents ?

photo © xirannisx