
Les plus gros fabriquants de biberons américains viennent de l’annoncer: ils retirent de la vente (aux US seulement pour l’instant) l’ensemble de leurs biberons en plastique contenant du bisphénol-A (Le Canada avait déjà interdit ces biberons il y a un an).
Pour information plus de 90% des biberons en plastique vendus en France contiennent du bisphénol-A.
J’en avais parlé en novembre dernier lors de l’émission d’Arte dédiée au sujet et une telle annonce de la part des fabriquants ne me semble pas spécialement rassurante.
A la maison nous avons troqué (en novembre) les biberons en plastique pour des biberons en verre, ma principale inquiétude vis à vis du verre était sa résistance en cas de chute: ils sont tombé régulièrement de plus d’un mètre de haut sans jamais casser.

Tags: biberon, bisphénol-A, Etats-Unis, plastique
Billet publié le 08/03/2009 à 18:59


8 mars 2009 à 20:10
marrant la propagande sur le sujet :
http://www.bisphenol-a-europe.org/index.php?page=home-fr
8 mars 2009 à 20:24
Ce lobbying tu veux dire ?
Dans cet article il y a les références aux études ayant démontré les dangers de cette substance: http://www.romandie.com/infos/news2/090306183039.kktwcd6p.asp
8 mars 2009 à 21:49
Tu as aussi le problème du paraben et du phenoxethanol dans les produits type lingettes et produits de soins…pas tres rassurant tout ca !
9 mars 2009 à 2:19
Excellent, on vient tout juste (la il y a 1h) de troquer tous nos Avent contre des Born free en verre. Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuu
9 mars 2009 à 7:48
Nous c’était le verre et 1 en plastique pour les voyages (et surtout l’allaitement d’abord).Et à la place des lingettes, une petite bouteille d’eau et du coton…
Je vous parle de petis bouts qui sont maintenant webmestre ici et ailleurs..
ah, aussi, j’ai vu que la yahourtière revenait en force, c’était bien aussi… avec confiture maison pour les parfums, c’est parfait : meilleur et moins cher !
9 mars 2009 à 9:03
Moi, personnellement, ça fait déjà plus de 25 ans que j’ai carrément arrêté d’utiliser des biberons ! Aucun risque, donc… hum…
9 mars 2009 à 11:14
De mon côté, j’ai décidé de ne pas avoir d’enfant pour éviter tout ce qui est cité plus haut. Comme ça, je suis tranquille
(je plaisante, bien sûr!)
9 mars 2009 à 16:35
Il ne faut pas exagérer non plus le risque de la substance. La dangerosité d’un produit ne veut rien dire en soit. Cela dépend de la dose. Même l’eau (non contaminée) est dangereuse à haute dose (en raison par exemple du risque d’hyponatrémie). C’est la aussi dose qui fait le poison !
D’après les autorités sanitaires des pays, qui ont pris connaissances des études en question (voir par rapport le rapport de l’AFFSA
http://www.afpa.org/images/fichiers/les-pediatres-en-sante-publique/Actualites/biberons_micro-ondes.pdf )
les doses de BPA que l’on peut trouver dans ces biberons sont bien inférieures à la dose maximale tolérable de la substance.
PLus précisément, la dose de BPA sans effet indésirable observé est de 5 mg par kg de masse corporelle et par jour, alors que dans un biberon utilisé dans des conditions normales, on en trouve seulement jusqu’à 0.008 mg par litre de boisson chauffée. Si un nourisson boit 0,5 L de liquide par jour et pèse 3,5 kg, il en absorbe au plus 0,004 mg alors que la dose sans effet indésirable observée est de 17,5 mg. Il y a de la marge…
Même en conditions extrèmes, on reste bien inférieur à cette dose. Le pire des cas, rapporté par un journal de consommateurs allemands, est celui d’un biberon chauffé à 100C au micro-onde pendant 2 heures (bonjour le lait – s’il en reste – après l’opération !). On obtient la valeur record de 0,157 mg/L, ce qui est toujours bien inférieur à la dose sans effets indésirables observés.
Cela dit, on peut toujours affirmer gratuitement qu’il y a un risque, mais si c’est pour in fine remplacer le plastique par du verre, dont les risques en cas de chute sont pour le coup bien réels, je ne sais pas si c’est très raisonnable…
9 mars 2009 à 16:46
JFD> c’est justement tout le problème des perturbateurs endocriniens: la dose ne fait pas le poison.
De nombreuses études (cd l’émission: http://www.arte.tv/fr/Males-en-peril/2293846.html ) ont démontré que même à très faible dose certaines substances perturbe l’organisme.
Je ne suis pas de nature alarmiste, mais pour que des fabriquants retirent « spontanément » la majorité de leurs produits je pense que les craintes de l’année dernière sont malheureusement en train de se confirmer.
9 mars 2009 à 17:10
Mouep!
Résultat, je vais arrêter de conduire, arrêter de prendre l’avion, de naviguer en bateau, de faire du sport, de fumer un cigare de temps à autre, de boire un coup de temps à autre, de marché dans la rue sans gile fluo, de travailler trop car c’est pas bon, de rogner mes stylos au bureau, de manger autrement que bio… j’en passe on peut en trouver plein… Chez les bouffeurs de Mc DO en plus!!! quelle belle exemple de se prendre le chou pour rien.
9 mars 2009 à 17:47
Je pense qu’en effet c’est sans doute plus sage de prendre des biberons sans ledit produit…mais que si on fait deux études comparatives entres les risques liés aux biberons en verre et les risques liés aux biberons incriminés… les risques d’un biberon en verre défectueux ou tombé de plus d’un mètre nous paraitrons sans doute beaucoup moins négligeables.
Ceci dit quand un produit est incriminé surtout aux états unis je ne vois pas quel autre choix ont les fabricants que de les retirer de la vente. même si c’est sans doute ce qui est le plus prudent.
ceci dit entre changer de plastique et en prendre un moins décrié, et passer au verre il y a quand même d’autres possibilités… parce que dans ce cas là ça veut aussi dire qu’on supprime les gobelets et couverts en plastique pour les enfants ?
Si je me souviens bien il existe des études, (dont je ne sais pas ce qu’elles valent) qui disent que le Téfal est cancérigène et que l’aluminium favorise Alzheimer…
Tout cela pour dire que le risque zéro n’existe pas plus que le produit idéal. Et que le traitement de l’information de la technologie actuel ne me semble pas du tout rationnel.
C’est les mêmes points de vue qui ne voient d’internet et des réseaux sociaux que les dangers de désocialisation et de cibercriminalité.
9 mars 2009 à 19:21
François> Si si, pour les perturbateurs endocriniens l’effet dépend aussi de la dose ingérée. C’est même le problème fondamental de la toxicité de ces substances. L’affaire est complexe, car la relation n’est pas linéaire. Il y a des effets de seuil et d’inversion par exemple. Cela dépend aussi de la fréquence et de la durée de l’ingestion. Les dose limites tolérables sont plus basses que pour beaucoup de composés. Mais pour ces substances aussi, à partir de certaines concentrations, il n’y a plus d’effet notable. C’est toute la question sur ces composés : la relation entre l’effet et la dose est complexe et le seuil d’innocuité est difficile à déterminer.
Les limites données par les autorités sanitaires déjà citées visent néanmoins à prendre en compte ces effets, avec une marge très importante (facteur 100 systématiquement rajouté au minimum). On peut toujours prétendre que leurs conclusions sont fausses, elles sont d’ailleurs tout à fait révisables (on attend sur le sujet l’avis de l’autorité sanitaire européenne qui pourra peut-être revoir son avis précédent). Mais c’est un peu facile, c’est du « pile je gagne face tu perds ». En se focalisant uniquement sur les risques très hypothétiques, on oublie aussi qu’un choix raisonné doit prendre en compte les avantages parfois bien réels.
J’ai un peu de mal avec le reportage d’Arte qui présente comme scoop alarmiste des faits assez largement établis. On joue sur l’émotion mais in fine le débat scientifique est éliminé. On n’a que la mise en scène de propos définitifs émis par des scientifiques pré-sélectionnés. Dans les extraits montrés il n’y a pas de mise en perspective, ni d’analyse quantitative. Du coup, on en ressort avec l’idée que « la dose ne fait pas le poison » alors qu’au contraire, c’est tout le problème !
9 mars 2009 à 19:36
JFD> Chacun place le « curseur » de ce qui lui semble dangereux (ou non) en fonction des informations qu’il a, mais aussi en fonction de son « instinct ».
Personnellement, j’ai tout de même le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond et je dois avouer que cette débandade chez les fabricants de biberons n’est vraiment pas de nature à me rassurer.
Au pire que risque-t-on et quelles sont les contraintes liées aux biberons en verre ?
Ils sont vraiment costauds (il existe même des coques externes en caoutchouc), ne coutent pas plus cher, durent surement aussi longtemps…
Loin de moi l’idée de céder à la théorie du complot et/ou à la phobie de tous les produits chimiques, juste que cette annonce des fabricants me semble intéressante à partager avec les lecteurs de ce blog (et notamment les autres parents).
ps: oui j’adore discuter
9 mars 2009 à 20:08
François> moi aussi j’aime bien discuter, mais je ne comprend pas très bien la logique de remplacer le biberon en plastique par verre + caoutchouc ( qui crée plus de polémiques que le plastique… surtout sachant qu’à l’age biberon les enfants portent absolument tout à la bouche…)
ceci dit il me semble qu’il y a déjà eu un article sur le sujet précédemment, sur ce site et auprès de nombreux médias… je pense que plus personne n’achète ces biberons (à tord ou à raison) et cela me semble une raison plus que suffisante pour interpréter l’arrêt de leur production…
ceci dit à propos de l’émission je n’ai pas du tout comprendre parce que si le problème est la présence d’hormones féminine cela voudrait dire qu’il faut arrêter l’allaitement maternel?
ceci dit la vision de la science présentée dans cette émission est étrange, dire que les découvertes scientifiques sont presque toujours accidentelles ma parait quand même relativement insultante pour la communauté scientifique.
9 mars 2009 à 20:58
On sors un peu du sujet mais de très nombreuses découvertes scientifiques ont eu lieu par hasard (même si il faut créer les conditions permettant au hasard d’être remarqué
)
9 mars 2009 à 21:07
François> Chacun fait ce qu’il veut, certes. Mais quand les personnes prennent leur décision à partir de données partielles et à sens unique, ils sont mal partis
Puisque l’on est dans le très peu probable… Pour le biberon en verre, j’ai connu un ami dont le fils avait une nuit cassé son biberon en verre et se mettait les morceaux à la bouche (ses parents ne s’en étaient pas aperçu). Cela aurait pu lui faire très mal s’il avait avalé un morceau (lésion et étouffements – je me rappelle d’un fait divers atroce il y trois mois environ où un bébé s’était étouffé devant ses grand parents à cause d’un petit os dans le gosier). Bon j’arrête dans le genre, je m’excuse pour les ames sensibles…
Je ne dis pas que de telles perspectives m’inquiètent : je suis prêt à faire boire mes (futurs) enfants dans des biberons en verre, en plastique, ou en inox si vous voulez sans aucun problème… Mais je ne suis pas sûr que je vais avoir des problèmes de conscience parce qu’un homme politique américain a monté une campagne populiste contre certains biberons en plastique…
9 mars 2009 à 22:14
François> on ne doit pas avoir la même définition de « découverte scientifique »… heureusement pour nous pasteur et autres chercheurs on pris le temps de chercher pour trouver…
9 mars 2009 à 22:32
Ce que je veux dire plus exactement (enfin ma femme qui m’avait piqué mon identifiant hellotipi
…), c’est que le hasard montré par les journalistes de Arte est un peu mis en scène quand même… C’est assez courant de contaminer des cultures bio in vitro. Dans de tels milieux confinés il n’y a pas de renouvellement et on accumule les substances contaminantes. On atteint ainsi souvent des concentrations importantes, et le rôle de ces contaminants est toujours à vérifier. Ce qui est arrivé aux deux chercheurs américains du reportage (Ana Soto et Carlos Sonnenschein) est donc assez banal, et la présentation qui en est faire est plus de la mise en scène qu’autre chose.
9 mars 2009 à 22:50
Je suis bien d’accord sur le fait que la mise en scène est « agaçante ».
(même si il aurait été plus rigoureux)
Il s’agit d’une émission grand public et je pense que la lecture d’un rapport scientifique complet aurait eu nettement moins de succès
10 mars 2009 à 0:50
On peut aussi noter que Christophe Colomb a trouvé l’Amérique en cherchant la route des Indes. Comme quoi, y’a pas que les scientifiques
10 mars 2009 à 22:50
Les intérressés vous expriment leurs reconnaissances(avec risettes): »Areeeuh »!